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"Le partage des eaux"
d'Alejo Carpentier (Cuba)
Edition Folio


le partage des eaux

Le partage des eaux : Quatrième de couverture

"Fuyant New York et la civilisation, un musicien gagne la forêt vierge du Vénézuela. Ainsi commence une série d'aventures fabuleuses d'où s'élèvent, comme d'une symphonie, les grands thèmes de New York, de la forêt, l'Eau, de la Révolution…
Prix du meilleur livre étranger.
Après avoir lu « Le partage des eaux », le mot « talent » nous paraît impropre, notre enthousiasme ne s'en contente pas. Un grand poête s'impose à nous par sn style et sa culture, le foisonnemement de ses images et de ses pensées, la hauteur et la continuité de son inspiration (Max-Pol Fouchet, Carrefour)."

 

LES PREMIERES LIGNES

"Le ciel sur la tête d'airain et la terre sous tes pieds sera de fer… en plein midi tu tâtonneras comme l'aveugle dans son obscurité. Deutéronome 28-23-28.
Il y avait quatre ans et sept mois que je n'avais pas revu la maison aux colonnes blanches, avec son fronton orné de moulures revêches, qui lui donnait une sévérité de palais de justice ; et maintenant, devant les meubles et les objets toujours placés au même endroit, j'avais presque la sensation pénible que le temps avait fait marche arrière. Près du réverbère, le rideau lies du vin ; là où me rosier grimpait, la cage vide. Plus loin, les ormeaux que j'avais aidé à planter aux jours des premiers enthousiasmes, quand nous collaborions tous à l'œuvre commune ; près du tronc écaillé, le banc de pierre dont j'avais tiré d'un coup de talon une résonance de bois."

 

BIOGRAPHIE

Alejo Carpentier

Alejo Carpentier est né en 1904 d'un père français, architecte, et d'une mère russe, professeur de langues.
On a longtemps pensé qu'il était né à La Havane où sa famille s'est installée peu de temps après sa naissance, mais son certificat de naissance aurait été retrouvé en Suisse après sa mort et prouverait qu'il est né à Lausanne.
Il avait 12 ans quand sa famille s'est installée à Paris. C'est là qu'il commence à étudier la musicologie. Quand ils retournent s'installer à Cuba, Alejo Carpentier commence des études d'architecte, qu'il ne terminera pas. Il se consacre au journalisme, mais son engagement à gauche lui vaut un séjour en prison (1928), sous la présidence de Gerardo Machado, avant de l'obliger à s'exiler en France. Il y rencontre les surréalistes, dont André Breton, Paul Eluard, Louis Aragon, Jacques Prévert et Antonin Artaud. Durant ce séjour en France, il fait plusieurs voyages en Espagne où il développe une fascination pour le Baroque.
De retour à Cuba en 1939 , il poursuit une carrière de journaliste et de chroniqueur de radio . Il assiste à une cérémonie Vaudou et s'intéresse à la culture afro-cubaine. En 1943, il est marqué par un séjour à Haïti, durant lequel il visite la forteresse de la Citadelle La Ferriere et le Palais de Sans-Souci, bâtis par le roi noir d'Haïti Henri Christophe. En 1945 il s'installe à Caracas (Vénézuela) où il vivra jusqu'en 1959. Après le triomphe de la révolution cubaine il revient à La Havane. En 1966 il devient ambassadeur de Cuba en France où il résidera jusqu'à sa mort.
Alejo Carpentier est célèbre pour son style baroque et sa théorie du real maravilloso . Ses œuvres les plus connues en France comprennent Le Siècle des Lumières (1962), La Guerre du Temps (1967), Concert baroque (1974). Son premier roman, Ecue-yamba-o! (1933), est d'inspiration afro-cubaine. Dans Le Royaume de ce monde (1949), son premier grand roman, il évoque le mouvement révolutionnaire haïtien. C'est aussi dans le prologue de ce roman qu'il décrit sa vision du real maravilloso ou « réel merveilleux », que les critiques identifieront au réalisme magique.
Son séjour au Vénézuéla de 1945 à 1959 lui inspire manifestement la description du pays sud-américain sans nom où se déroule l'essentiel de son roman Le Partage des Eaux (1953).
Son roman Le Recours de la méthode ( El Recurso del Método ), publié en 1974 est l'un des grands romans de la littérature latino américaine à tracer le portrait type du dictateur (en prenant ici pour modèle la figure de Machado). Il est précédé en cela par Miguel Angel Asturias avec « El Senor Présidente » (1946), Augusto Roa Bastos : « Yo el Supremo » (1974) et suivi par Gabriel Garcia Marquez: El Otoño del Patriarca (1975) et Mario Vargas Llosa : La Fiesta del Chivo (2000). Il a été adapté au cinéma par Miguel Littin en 1978 sous le titre El recurso del método (sorti en France sous les noms de ¡Viva el presidente! et Le recours de la méthode ).
En 1975 il reçoit le Prix mondial Cino del duca. Il reçoit le prix Cervantes en 1977 et le prix Médicis en 1979.
La fin de sa vie est marquée par une lutte contre le cancer, tandis qu'il termine son dernier roman.
Il meurt à Paris le 24 avril 1980. Son corps est transféré à Cuba, où il est enterré dans le Cimetière Colón de la Havane. Ses funérailles sont célébrées le 28 avril, en présence du président Fidel Castro.

 

BIBLIOGRAPHIE

  • La Musique à Cuba (1985)
  • La Danse sacrale (1980)
  • La harpe et l'ombre (1979)
  • Concert baroque ( Concierto barroco , 1974)
  • Le Recours de la méthode ( El recurso del método , 1974)
  • Le Siècle des Lumières ( El siglo de las luces , 1962)
  • Chasse à l'homme (1958)
  • Guerre du temps et autre nouvelles ( Guerra del tiempo , 1956)
  • Le Partage des eaux (1955) - Prix français du meilleur roman étranger en 1956
  • Le Royaume de ce monde ( El reino de este mundo , 1949)
  • Ekoué-Yamba-Ô ( Ecue Yamba O , 1933)
  • Essais littéraires (?)