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Cuba


 

Avec ses 1600 îles et une superficie totale de 114 525 km 2 Cuba est l'état le plus grand de la Caraïbe, environ 20 % de la France métropolitaine. La particularité de l'île principale est d'être toute en longueur, d'où son surnom de « crocodile » - 1 250 kms de longueur sur 200 kms maximum de large.

Cuba bénéficie d'un climat tropical, c'est-à-dire avec deux saisons. Tout d'abord, une saison sèche en hiver, de novembre à mai, avec des températures moyennes de 25°C. Ensuite, la saison des pluies qui s'étend de juin à novembre avec des températures plus élevées, en moyenne 27-28°C. De par sa situation géographique, Cuba est régulièrement touchée par des cyclones, notamment de juin à novembre.

 

Pendant l'époque pré-colombienne (avant 1492), l'île est déjà habitée. Elle est marquée par différentes vagues d'immigration, comme tous les autres pays de la Caraïbe.

En effet, les premiers habitants sont les indiens Guanajatabeyes. Ce sont des pêcheurs qui vivent principalement dans des grottes ainsi que dans des abris naturels.

Ensuite vient un second groupe composé de trois vagues d'immigrations qui se succèdent. Tout d'abord, les Siboneyes puis les Taïnos (qui éliminent les Siboneyes) et enfin les Arawaks.

 

La découverte de l'île par Christophe Colomb le 28 octobre 1492 marque le début de la domination espagnole sur l'île jusqu'en 1898.

La colonisation n'est pas immédiate. En effet, les espagnols ne colonisent l'île qu'en 1511 avec Diego Velàsquez. L'île, dans les premiers temps de son histoire, porte différents noms. Lorsque Christophe Colomb la découvre, il la nomme Juana puis Fernandina. Les espagnols ne finissent par adopter son nom définitif « Cuba » - référence à son nom indigène « cubanascan » - qu'en 1555. Les premières villes sont fondées : Baracoa en 1512, San Salvador de Bayamo en 1513, Trinidad, Santiago de Cuba et La Habana en 1514.

L'arrivée des espagnols est marquée par le massacre des habitants de l'île, les Arawaks. De 100 000 habitants au départ, il n'en reste que 1 000, en seulement cinq ans. Les espagnols manquant de main-d'œuvre en exportent une très bon marché : les esclaves d'origine africaine à partir de 1526. Au début de son histoire, Cuba est intéressante pour ses réserves d'or mais elles sont vite épuisées. L'agriculture connait alors un profond essor, notamment avec la culture de la canne à sucre au XVIe siècle, puis le café et le tabac au XVIIe, qui nécessitent beaucoup de travailleurs.

Dès 1868, l'île se révolte contre les espagnols, grâce notamment à l'action de Carlos Manuel de Céspedes, entrainant la première guerre d'indépendance appelée « guerre des dix ans », finalement perdue par les insurgés. Malgré tout, le Pacte de Zanjon en 1878 permet à Cuba de bénéficier d'une relative autonomie. L'esclavage est aboli en 1880 et l'égalité entre les blancs et les noirs est proclamée en 1893.

Ces réformes sont peu suivies d'effet et, en février 1895 débute la seconde guerre d'indépendance de l'île, à l'instigation du poète José Marti et du général Antonio Maceo, fondateurs du parti révolutionnaire en 1891.

En 1898, les Etats-Unis entrent dans le conflit aux côtés des insurgés pour protéger leurs intérêts économiques – ils ont la main mise sur l'économie sucrière cubaine. Le traité de Paris de la même année permet à Cuba de se libérer de la tutelle espagnole mais pour tomber sous celle des Etats-Unis.

La République de Cuba est formellement instituée le 20 mai 1902. Sa constitution intègre l'amendement Platt, autorisant l'intervention américaine dans les affaires du pays et l'installation de deux bases navales à Cuba, en contrepartie de privilèges douaniers.

Face aux oppositions, les Etats-Unis occupent l'île en 1906 puis en 1917. Ces différentes occupations américaines provoquent la fondation du parti communiste de Cuba en 1925.

A partir de ce moment, les dictatures se succèdent endiguant toute forme d'opposition. La première débute en 1929 avec le président Gerardo Machado y Morales. Puis survient le coup d'état du sergent Fulgencio Batista. Il accorde le droit de vote aux femmes en 1934 et se fait élire en 1940. Batista perd les élections en 1944 au profit du président Grau mais le reprend le 10 mars 1952, par un second coup d'état avec l'appui de l'armée, des syndicats et des communistes. Cependant très vite la corruption s'accroit : dans les années 1950, les Etats-Unis contrôlent 90% des mines de nickel et des exploitations agricoles, 80 % des services publics, 50 % des chemins de fer et, avec le Royaume-Uni, toute l'industrie pétrolière.

Le 26 juillet 1953, Fidel Castro est emprisonné suite à sa tentative de prendre la caserne Moncada à Santiago. Il est libéré en 1955 lors d'une amnistie générale mais dès le 2 décembre 1956, il s'établit dans la Sierra Maestra et commence son mouvement de guérilla. En mai 1957, il devient le leader civil et militaire du mouvement du 2 juillet.

Après deux années de combat (1957-1958), Batista est obligé de fuir le 1 er janvier 1959 à Saint Domingue. Le 2 janvier, les rebelles contrôlent Santiago et le 8 janvier, Fidel rentre à la Havane où il prononce son premier discours national. De 1959 à 1969, de grandes réformes sont mises en place dans toute l'île. Les américains sont expulsés de l'île dès 1959.

Suite à cette expulsion, les Etats-Unis, à partir de 1961, mettent en place un blocus qui se renforce et devient total en 1962. Malgré cet embargo, Cuba intègre le COMECON en 1972 - réponse soviétique au plan Marshall, le Conseil d'entraide économique mutuel est crée en 1949 par Staline - en 1972.

En 1984, les premières commissions internationales sur les droits de l'homme ont lieu à Cuba et, peu à peu, Cuba s'ouvre sur le reste du monde. Fidel Castro se rend pour la première fois à Paris en 1995 et le Pape Jean-Paul II se rend à Cuba en 1998. La même année, la libération de 300 prisonniers politiques entraine un allégement de l'embargo américain et une attitude plus bienveillante de l'O.N.U.

L'élection de Georges W. Bush en 2000 entraine un nouveau durcissement des relations entre les deux pays. Une proposition d'allégement des sanctions économiques défendue par les milieux d'affaires américains est finalement rejetée. Cuba est même exclu en 2001 des négociations sur la formation d'une zone de libre-échange des Amériques.

Cuba renforce alors ses alliances avec les pays qui s'opposent désormais de plus en plus à la politique d'ingérence des Etats Unis sur le continent américain. C'est ainsi que Fidel Castro noue des contacts étroits avec Hugo Chavez, président du Venezuela, Nestor Kirchner en Argentine et plus récemment, Evo Morales, président de la Bolivie.

En 2003, la demande de plus de libertés entraine une recrudescence de la répression, notamment sur 75 dissidents et journalistes. Le dollar est interdit sur l'île en 2004.

L'Union Européenne lève en janvier 2005 les restrictions sur les échanges. Les États-Unis maintiennent leur embargo malgré la pression internationale. En juillet de la même année, Cuba est fortement touchée par l'ouragan Dennis.

Fin juillet 2006, Fidel Castro a de sérieux problèmes de santé et doit subir une opération chirurgicale. Il cède temporairement le pouvoir à son frère Raul.

En 2008, Fidel Castro quitte officiellement le pouvoir et Raul est élu président.