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République Dominicaine


 

Située dans les Grandes Antilles, la République Dominicaine. Elle se partage l'île d'Hispaniola avec Haïti. Les deux tiers de l'île font partie de la République Dominicaine , elle a donc une superficie de 48 730 km 2 pour une population de 9,2 millions. Cette république est divisée en 29 provinces. Sa capitale est Saint Domingue et la langue officielle est l'espagnol.

L'île bénéficie d'un climat tropical, tempéré par des alizés. Ainsi, il fait chaud en été et froid la nuit pendant l'hiver. La température moyenne en journée est de 30°C. La saison des pluies s'étend sur les mois de mai-juin ainsi que sur les mois d'octobre-novembre.

 

A l'origine, l'île sont habitée par les indiens Arawaks (ou Tainos) et Caraïbes. Ils donnent plusieurs noms à l'île comme Ayiti ou Quisqueya ou encore Bohio. Le nom d'Ayiti signifie « la terre des hautes montagnes. » A cette époque, l'île compte environ 100 000 habitants.

L'île est découverte par Christophe Colomb en 1492 qui la nomme Española . Les cartographes confondent ce nom avec Hispaniola, c'est-à-dire la Petite Espagne. Le frère de Christophe Colomb, Bartolomeo Colomb, organise l'île en colonie en 1496 en fondant la ville de Nueva Isabela. Mais en 1502, cette ville est détruite par un cyclone puis reconstruite par le gouverneur Nicolas de Ovando. La ville est alors nommée Santo Domingo de Guzmán. Cette ville, dès 1508, connaît un profond essor.

Pour autant, cette découverte entraîne la soumission des Arawaks par les espagnols qui les font travailler dans les mines afin d'extraire les ressources en or de l'île. Avec les guerres, les maladies, les suicides collectifs et le travail forcé, les indiens sont exterminés en à peine vingt cinq ans. Pour les remplacer, les espagnols font venir des esclaves d'Afrique.

Dans les années 1580, les espagnols et les français s'affrontent pour le contrôle de l'île. Les tentatives de prise de l'île par les français continuent jusqu'en 1697 où le traité de Ryswick donne la partie occidentale (future Haïti aux français) tandis que la partie orientale revient aux espagnols.

En 1795, avec le traité de Bâle, l'Espagne cède sa colonie à la France qui récupère ainsi l'ensemble de l'île.

Mais en 1801, après la révolte des esclaves, l'ancien esclave tahitien, Toussaint-Louverture prend possession de la partie orientale qu'il souhaite rattacher à Haïti. Les troupes françaises sont mises en déroute à Haïti mais parviennent à se maintenir dans la partie orientale qui reste attachée à l'Espagne, statut entériné par le traité de Paris de 1814.

Toutefois la tyrannie exercée par les espagnols entraîne une nouvelle révolte en décembre 1821. Les dominicains proclament leur indépendance. Dès 1822, le président haïtien, Jean-Pierre Boyer, annexe la partie orientale. Mais une insurrection, en 1844, chasse la garnison haïtienne et proclame la République. Toujours menacée par Haïti, la République Dominicaine fait appel aux espagnols qui l'annexent de nouveau. Pour autant, l'instabilité règne toujours. En février 1865, les dominicains recouvrent leur indépendance. Entre 1844 et 1930, l'île connaît cinquante changements de présidents et trente révolutions.

Afin de faire face au danger que représente toujours Haïti, les dominicains s'allient aux Etats-Unis en 1906. L'administration et les douanes passent sous contrôle américain ce qui permet d'installer des industries comme la culture de la banane ou de la canne à sucre. Mais cette aide est à double tranchant puisque les marines américains occupent l'île de 1916 à 1924.

En 1930, le président Trujillo est élu. Il gouverne de manière autoritaire et instaure une dictature qui se caractérise par un culte de la personnalité et le contrôle total de l'économie par sa famille. Il est assassiné le 30 mai 1961 par ses propres hommes et dans l'indifférence générale. La fin de la dictature marque le retour des différents partis politiques.

En décembre 1962, l'ancien exilé Juan Domingo Bosch est élu pour diriger le pays. Mais soupçonné d'être favorable au régime castriste, il est déposé par un coup d'état militaire. Un triumvirat civil se met en place en 1965 mais lui aussi est renversé par un coup d'état militaire, pour les mêmes raisons que le précédent, une trop grande sympathie pour le régime de Cuba. Le colonel Francisco Caamaño arme la population ce qui entraîne l'intervention militaire des Etats-Unis. La bataille de Saint Domingue dure deux mois et fait des milliers de morts.

En juin 1966, Joaquín Balaguer est élu. Les américains quittent la République Dominicaine et l'île connaît une période de prospérité économique. Balaguer est réélu en 1970 mais doit laisser sa place, en 1978, à Silvestre Antonio Guzmán qui procède à la libéralisation du régime. En 1982, il ne se représente pas et c'est Salvador Jorge Blanco qui est élu. La crise économique du début des années 1980 provoque des émeutes ce qui ramène Balaguer au pouvoir en 1986 puis en 1990 et 1994. Il quitte le pouvoir en 1996 pour laisser la place à Leonel Fernández.

En mai 1998, l'opposition sociale démocrate remporte les élections législatives et municipales. Les relations diplomatiques sont rétablies avec Cuba et entame un programme de lutte contre la drogue, en collaboration avec Haïti. En 2000, le parti révolutionnaire remporte les élections permettant d'assoir les institutions démocratiques du pays. En 2004 puis en 2008, Leonel Fernandez accède de nouveau à la présidence.